Le culte est l'élément central de la vie communautaire.

Célébré tous les dimanches à 10h30, il accorde une grande place à la prédication des Ecritures judéo-chrétiennes (la Bible).

Depuis l'an 2000, c'est le Pr. Jacques Hostetter-Mills qui est maître de la chaîre de l'Eglise Protestante de Liège (dite Liège / Marcellis). Licencié en Théologie Protestante de la Faculté Universitaire de Théologie Protestante de Bruxelles, il est également porteur d'un Diplôme d'Etudes approfondies en Histoire des Religions et de la Laïcité et d'un Certificat d'Etudes Supérieures en Sciences Criminologiques de l'Université Libre de Bruxelles.

La partie musicale est confiée à Monsieur Jean-Marie Dzuba, organiste titulaire des grandes orgues.

La Cène est célébrée le premier dimanche de chaque mois et à l'occasion de certaines fêtes chrétiennes (Noël, Pâques...).

Durant le culte, les enfants de cinq à douze ans sont accueillis par des moniteurs et monitrices pour "La Réunion des Enfants" (message approprié à leur entendement et activités créatrices et récréatives). Les parents qui ont des enfants en bas âge peuvent suivre la retransmission du culte à partir d'une salle vitrée et insonorisée (avec vue sur l'assemblée et la chaîre de prédication), où des jeux sont mis à la disposition des enfants.

Pendant la période d'été les cultes sont célébrés en commun par les trois communautés de l'Eglise Protestante Unie de Belgique à Liège : Liège / Marcellis, Liège / Lambert-le-Bègue et Liège / Rédemption. Les trois premiers cultes du mois de juillet ont lieu dans notre temple (Quai Marcellis, 22 - 4000 Liège), les trois suivants à Liège / Rédemption ( Quai G. Kurth, 1 - 4020 Liège) et les trois derniers du mois d'août à Liège / Lambert-le-Bègue (Rue Lambert-le-Bègue, 6 - 4000 Liège).

Un culte spécial, de Fête Nationale, célébré en présence de la haute magistrature et des représentants des autorités régionales, locales, militaires, patriotiques, religieuses et consulaires, a lieu chaque année le troisième dimanche du mois de juillet en notre temple du Quai Marcellis à 10h30.

Le culte et la vie...

Le christianisme n'a inventé ni l'idée, ni le fait du culte. Il y a culte partout où il y a religion. Mais une religion et ses rites peuvent fort bien devenir le repaire de l'incrédulité. Comme l'être humain, la religion doit sans cesse être "ré évangélisée". Le culte aussi. Un culte n'est chrétien qu'au moment où, remodelé selon les promesses et les exigences de l'Evangile, sa visée rejoint celle de Jésus. D'où découlent deux caractéristiques essentielles :

a) il doit être orienté tout entier sur Dieu le Père;

b) il doit favoriser l'approfondissement, l'affermissement et l'épanouissement de la vie chrétienne.

On peut être chrétien sans aller au culte régulièrement : Dieu seul connaît les siens et l'Eglise réelle est considérablement plus large et diverse que ne le sont les assemblées dominicales. De plus, certains tempéraments sont allergiques aux assemblées cultuelles, quel que soit leur style. Le culte n'est et ne doit jamais être ni un absolu, ni une fin en soi.

Le culte n'en est pas moins un moment essentiel dans la vie de toutes les Eglises, parce que, bien compris, il l'est aussi dans celle des individus. Le culte est un moment d'apparente inutilité, de gratuité. C'est une véritable grâce, au sein d'une société aussi utilitariste que la nôtre, de pouvoir mettre à part des heures sans rendement immédiat, des heures de liberté où nous pouvons être recentrés sur un essentiel qui n'est plus production, mais don, disponibilité, réflexion et adoration.

Le culte est un espace de liberté. Non pas une liberté vide de contenu; mais une liberté habitée par une présence que nous nommons Dieu. Il est ainsi tout à la fois hâvre de paix, chance de ressourcement, reconquête de l'humain dans toute sa dimension, à commencer par ce qui, en nous, échappe précisément à tout contrôle et à tout pouvoir humain. Si naguère il arrivait souvent qu'on fréquentât le culte par conformisme social, aujourd'hui c'est devenu l'objet et l'occasion d'un choix, ou mieux encore d'une affirmation et d'une quête de liberté.

C'est évident dans les pays où la propagande anti-religieuse figure au programme officiel des gouvernements mais c'est aussi de plus en plus souvent le cas dans les régions du monde occidental où le conformisme ambiant consiste à écarter systématiquement toutes les questions proprement spirituelles : celles qui portent sur le sens premier et dernier de la vie, sur notre destinée, sur la mort, etc. Au culte, on prend la liberté de ne plus se nourrir de pain seulement ! Là encore, une véritable proclamation de foi !

Certes, la vie spirituelle peut se manifester de mille autres manières qu'à travers un culte et il arrive même que certains cultes contribuent plus à anesthésier la vie spirituelle qu'à l'intensifier, mais ce n'est pas en supprimant les cultes ou la prière que l'on favorisera leur épanouissement ! Au contraire, plus l'indifférentisme spirituel se fait épais et omniprésent, plus l'existence de cultes devient nécessaire, en vertu de leur splendide gratuité. Mais à une condition : que le culte, en dépit de toutes nos médiocrités, cherche toujours à être, par sa qualité, un moment où la vie spirituelle peut redevenir le coeur même de la vie en général. En d'autres termes, le culte ne devrait jamais être ni banal, ni machinal, comme le deviennent nombre de ritualismes. Il faut toujours chercher à rester le plus et le mieux possible en prise directe sur tout ce qui fait la vie, redonner une place à l'essentiel; cet essentiel ayant quelque chose à voir avec le principe de reliance qui est premier dans la concept de religion : relier les hommes et les femmes entre eux et les relier à Dieu.

Dans une perspective chrétienne, et surtout protestante, le culte est l'affaire de tous ceux qui y participent. Toutefois les Réformateurs, soucieux qu'ils étaient de bien assurer le primat de la Parole prêchée et enseignée, ont considérés qu'il fallait confier le ministère de la prédication à des personnes formées à cette fin : les pasteurs, avant tout des docteurs des Ecritures judéo-chrétiennes.

S'il existe une liturgie réformée "classique", il est évident que tous les éléments peuvent être déplacés, à condition que ces déplacements ne soient un effet ni de l'arbitraire, ni de l'autoritarisme pastoral ou consistorial. Une seule chose demeure, en rapport avec les principes premiers de la Réforme, la prédication est l'élément central et constitutif du culte. La Sainte Cène n'est pas un élément indispensable du service et n'est, dans la majorité des Eglises protestantes, que célébrée une fois par mois; même si l'on assiste actuellement à une certaine dérive qui tend, dans certains milieux, à multiplier les cultes de Sainte Cène.

Résumé, par le Pr. J. Hostetter, des pages introductives du livre du Professeur de Théologie pratique de l'Université de Lausanne, Dr. Bernard Reymond - "Liturgies en chantier" - Editions "Belle Rivière" - Lausanne, Suisse.